Le low cost, voilà ce qui a permis à Fitness Park de se distinguer dès sa création en 2009 au sein du groupe Moving. L’enseigne s’est ainsi immédiatement positionnée comme un acteur différenciant sur le marché du fitness, alors que la plupart des salles de sport étaient, à l’époque, sur du haut de gamme. “Nous avons proposé des tarifs à 29,95 euros par mois, contre 80 à 90 euros pour les clubs de l’époque, raconte Romain Le Nagard, responsable développement franchise chez Fitness Park.

« Cela a permis d’ouvrir le fitness à l’ensemble de la population.” En 2015, alors qu’il compte une trentaine de clubs, Fitness Park est racheté par Philippe Herbette, qui revoit la stratégie de l’enseigne face à l’arrivée de concurrents sérieux. “Un acteur, Basic Fit, est arrivé en 2015 et s’est positionné sur le très low cost. Il a fallu se repositionner en proposant des prix toujours attractifs mais sur du haut de gamme (…) Nous sommes passés du low cost à un modèle ‘high value, low price’.” Soit un modèle qui allie expérience premium et abonnement à “petit prix”.

500 clubs d’ici 2028

Afin de mailler le territoire national, Fitness Park a – dès ses débuts – proposé des contrats en franchise ou en licence de marque aux entrepreneurs souhaitant investir dans l’enseigne. “Nous misons beaucoup sur la franchise pour accélérer notre croissance, confirme Romain Le Nagard. Quoi de mieux qu’un entrepreneur qui connaît sa région et son environnement pour développer un concept rentable ? La franchise, c’est un modèle que l’on peut étendre rapidement à toute la France.” L’enseigne ambitionne d’atteindre les 500 clubs en France d’ici trois ans, en s’implantant dans des territoires qui répondent à un certain cahier des charges. “Nous nous déployons sur des zones de chalandise de minimum 50 000 personnes, à 10 ou 15 minutes de trajet. Via nos études et logiciels, nous allons trouver toutes ces poches de potentiel qui respectent notre modèle. Il peut s’agir de grandes agglomérations, comme Bordeaux, ou de plus petites, comme Chalon-sur-Saône ou Agen.” À noter qu’en dehors de la France, Fitness Park se développe en master franchise dans deux pays : l’Espagne et le Maroc.

S’associer pour mieux se lancer

Aujourd’hui, l’enseigne est en quête de profils d’entrepreneurs aguerris. “Nous cherchons, d’une part, des pluri-franchisés qui souhaitent se diversifier, car souvent ils connaissent leur région et vont pouvoir dupliquer facilement un concept qui marche, détaille le responsable franchise de Fitness Park. Et, d’autre part, nous allons rechercher des profils investisseurs, qui vont souvent venir aux côtés d’un gestionnaire pour la partie opérationnelle.”

Cela a été le cas pour Luc Crombez, franchisé Fitness Park à Castres, près de Toulouse, depuis février 2024. Ce dernier, qui a travaillé chez McDonald’s pendant 17 ans, “aussi bien côté franchisé que franchiseur”, selon ses termes, connaît l’univers de la franchise. “J’ai travaillé 14 ans en restaurant, sur tous les postes, jusqu’à diriger un restaurant, ensuite plusieurs, raconte-t-il. Plus tard, j’ai été recruté par McDonald’s France, côté franchiseur. J’y suis resté trois ans en tant que conseiller.” Luc Crombez a ensuite décidé de se lancer à son compte dans un univers qui le passionne : le sport. “J’ai ressenti le besoin de me connecter avec des valeurs qui me ressemblaient, les valeurs du sport, précise-t-il. J’avais le besoin d’entreprendre, et de m’investir dans un domaine qui ait du sens. Et le sport, c’est un produit dont tout le monde a besoin.”

Il cherche alors des investisseurs pour se lancer à ses côtés et fait la connaissance de la famille Spanghero, connue dans le monde du rugby. “Avec Guy, ancien joueur de rugby devenu entrepreneur, on a rapidement accroché. Puis, son fils, Philippe, nous a rejoints dans l’association, ainsi que ma compagne, Mélanie. Aujourd’hui, nous sommes quatre associés. Mélanie et moi sommes plus dans la gestion du club et la partie opérationnelle, Guy est sur la partie financière et juridique, et Philippe a de grandes compétences dans le domaine du consulting, il possède un gros réseau et nous apporte beaucoup, notamment dans l’implantation locale.”

L’association peut, en effet, être un moyen efficace pour se lancer en franchise chez Fitness Park, où les coûts sont élevés, comme dans l’ensemble du secteur. “Le prérequis, c’est l’apport, confirme Romain Le Nagard. Il faut avoir conscience que les projets vont coûter au total entre 1,2 million et 2 millions d’euros. Le ticket d’entrée est entre 360 000 et 500 000 euros d’apport. Ce sont donc souvent des gens qui ont déjà eu du succès dans l’entrepreneuriat.” Mais pas seulement. Cyrille Tessier, journaliste de profession, a ouvert son premier club en 2014, à Montreuil. Il est aujourd’hui multi-franchisé depuis la création d’un Fitness Park à Bagnolet, en 2017, et à Laval, en 2024.

Cet ancien rédacteur en chef d’un magazine s’est orienté vers la franchise après le rachat de son groupe. “La franchise est un domaine qui m’a toujours intéressé, car elle permet de profiter de l’expertise d’un groupe et de l’aura d’une marque, explique-t-il. J’ai vu que la France était très en retard sur le marché européen du fitness et qu’il allait évoluer. Je me suis rendu au salon de la franchise et me suis rapidement rapproché de Fitness Park, qui avait beaucoup de clubs. Je me suis dit : ‘Quitte à investir, autant le faire chez l’un des plus gros réseaux’”.

Pour ce faire, Cyrille Tessier a lancé tous ses clubs en association, quitte à racheter les parts de ses associés par la suite. “Aujourd’hui, ouvrir un club coûte plus cher qu’il y a 10 ans. Outre le prix du droit d’entrée, il faut avoir la capacité d’aller chercher l’apport, prévient-il. Il ne faut donc pas avoir peur de l’association, c’est un bon moyen de se lancer et cela permet d’investir à la hauteur de ses capacités.” Parmi les critères de sélection, Romain Le Nagard mentionne également la capacité à se fondre dans un réseau : “Il faut avoir un profil qui se mélange et participe à la croissance du groupe. On est aussi très regardant sur l’aspect managérial et la gestion des profils qui candidatent.” Un accompagnement « ultra-précieux »

Afin d’accompagner les franchisés dans leur projet, Fitness Park a monté des équipes d’animateurs dans toutes les régions où le réseau est présent. De plus, l’enseigne a créé un pôle spécifique aux ouvertures de clubs. “Il y a toute une partie dédiée à la communication et au recrutement de clients, pour qu’à l’ouverture, on ait déjà des adhérents », explique Romain Le Nagard. La formation se fait en amont pour que les équipes soient formées au concept Fitness Park et aient toutes les clés du succès.

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